Cinéma: Bande de fille, un film cliché?

Après « La Squale » de Fabrice Genestal en 2001, aujourd'hui nous avons droit à un remake avec « Bande de filles » réalisé par Céline Sciamme. Sauf que là, les filles de banlieues longtemps restées dans l'ombre, tant leurs frères de galères faisaient parler d'eux, font aujourd'hui les couvertures des magazines « In » à Paris.

Ces filles, elles s'appellent Karidja Touré, Assa Sylla, Mariétou Touré (la soeur de Karidja) et Lindsay Karamon.

Comment voir ce film ?

Du déjà vu ? C'est sûr ! Mais pire, toujours la même image pour nous ! Négative à croire qu'on nous aime que quand on est en bas de l'échelle et qu'on a des problèmes....

Moi qui suis une jeune fille noire ayant grandi dans une cité et fait de grandes études, mais n'ayant jamais vécu ne serais-ce qu'un passage de ce film, je ne m'y reconnais pas.

Y a-t-il Une Cité ou Des Cités ? Céline Sciammé a-t-elle voulu surfer sur les clichés des difficultés des jeunes de banlieues ?

Des clichés, oui! Car mes amies ( Chérifa, Salima, Mélanie, Laëtitia, Fatma etc..) sont toutes des femmes accomplies professionnellement aujourd'hui : banque, assurance, chef de produits, chef de projet etc... bref, la suite logique des études qu'elles ont réalisé car elles étaient elles aussi toutes bonnes élèves, tout comme moi. Dans notre bande, c'était la compétition de celle qui aura les « encouragements » ou les « félicitations à la fin du trimestre » Mais ce genre de filles ... ont ne les montre jamais à la télé. C'est pas assez vendeur ?

Nous en 3ème ont ne s'étaient jamais vu offrir une seconde technologique comme suite logique à notre parcours professionnel. Comme tous les jeunes, les études ne sont pas faciles , il y a celles qui sont plus manuelles et les autres plus scientifiques. Nous étions des filles de la cité, jouant avec les codes de cette vie tout en les respectant! Il faut savoir que LA Cité est une communauté qui a son modèle de fonctionnement et on s'y accommode très facilement ! Car la réussite scolaire en est le socle !

Nous en 3ème ont ne s'étaient jamais vu offrir une seconde technologique comme suite logique à notre parcours professionnel. Comme tous les jeunes, les études ne sont pas faciles , il y a celles qui sont plus manuelles et les autres plus scientifiques. Nous étions des filles de la cité, jouant avec les codes de cette vie tout en les respectant! Il faut savoir que LA Cité est une communauté qui a son modèle de fonctionnement et on s'y accommode très facilement ! Car la réussite scolaire en est le socle !

Les filles des cités réussissent 2 fois plus que les autres filles, car très sérieuse et plus motivées vous diront les spécialistes ! Ainsi, je ne sais pas dans quelle cité, mais surtout de quel genre de filles il s'agit dans ce film, mais encore une fois on prend des cas particuliers pour en faire des généralités et on oublie l'essentiel...

Les filles des cités réussissent 2 fois plus que les autres filles, car très sérieuse et plus motivées vous diront les spécialistes ! Ainsi, je ne sais pas dans quelle cité, mais surtout de quel genre de filles il s'agit dans ce film, mais encore une fois on prend des cas particuliers pour en faire des généralités et on oublie l'essentiel...

Dans tout cela vous me direz, qu'il n'y a rien de positif dans ce film ? Bien sûr que si et cela vient justement appuyer ma thèse, que même le film aura réussi à montrer le talent des filles de banlieue, car hormis le point redondant des difficutés quand on vient d'une banlieue. Le film justement montre le talent spéctaculaire de 4 jeunes femmes noires issues de la banlieue qui s'essaient pour la première fois au 7ème Art. Les critiques sont unamies ! Elles sont tellement talentueuses dans leur rôle, qu'on en oublie que c'est la première fois pour elles toutes, qu'elles font du cinéma !

Dans tout cela vous me direz, qu'il n'y a rien de positif dans ce film ? Bien sûr que si et cela vient justement appuyer ma thèse, que même le film aura réussi à montrer le talent des filles de banlieue, car hormis le point redondant des difficutés quand on vient d'une banlieue. Le film justement montre le talent spéctaculaire de 4 jeunes femmes noires issues de la banlieue qui s'essaient pour la première fois au 7ème Art. Les critiques sont unamies ! Elles sont tellement talentueuses dans leur rôle, qu'on en oublie que c'est la première fois pour elles toutes, qu'elles font du cinéma !

Les 4 nanas blacks vont pouvoir émerger dans le cinéma, parce que dans le 7ème art, la diversité n'est toujours pas au rdv, c'est surtout ça la bonne nouvelle!

Ainsi, une nouvelle carrière se tisse pour Karidja Touré, l'héroïne du film qui pourrait dans pas longtemps être la nouvelle égérie de L'Oréal car elle le vaut bien!

Donc oui, aller le voir pour soutenir les jeunes sœurs et créer de nouvelles carrières au cinéma pour ce genre de profil. Mais moi, j'aurais rêvé d'un film à la Haspatou Sy ... une histoire qui commencerait dans la banlieue pour se finir à direct 8...

Oui, je ne vous ai pas dit ce qu'était l'essentiel... l'essentiel c'est : L'espoir

Laisser nous rêver, et surtout, ne tuer pas nos rêves..!

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